|clic|
| à écouter | L'auberge espagnol - Le rêve de l'hippocampe
J'ai le tourni. Le sourire aux lèvres. Toutes ses journées passées défilent lentement sur la surface de mon écran. Ce week-end passé chez ma soeur qui se transforme en semaine. Les matinés dans les cartons pour préparer son déménagement, le ménage, et cette chaleur qui s'accumule sous ce toit parisien. Les soirs à la fenêtre à écouter mes mp3 défiler, le regard fixe sur La Défence illuminée, et le phare de la Tour Eiffel s'y refleter inlassablement.
Mercredi, j'étais déjà à 14h00 à la gare de Lyon. Je suis restée plus d'un quart d'heure dans une librairie, incapable de me décider entre un Studio ou un Première. Finalement je pars bredouille dans le café de la gare. 3 euros 50 le jus d'ananas. A 15h00, je suis devant les panneaux immences à la recherche du TGV 6074 et 6174. J'égare aussi mes oreilles sur la conversation de quelques anglais. Des couples se lassent très fort, priant le retard d'un train. Moi l'impatience me ronge. Une annonce tonne soudain dans la gare, déclarant l'arrivée du TGV en question sur le quai L dans quelques minutes. J'y cours et me positionne devant. Le TGV arrive alors, à allure très réduite. Les portes s'ouvrent. Je me tiens près du premier wagon, et regarde au loin. J'attends. Je me mets alors à marcher à contre courant, de plus en plus vite. Il est où, il est où? Je reçois plusieurs coups de coude, de sacs, de valise. Je vois alors un sourire se dessiner dans la foule. Je lève un bras. Je le vois quasi pousser les passagers devant lui, jeter son sac à terre et m'attraper dans ses bras.
Après quelques petites heures passés ensemble, je retourne bredouille chez ma soeur. Mais j'ai hâte d'être à demain. Il est venu me cueillir dès 8h45 en bas de la porte. On a fuit les premiers rayons de soleil et on s'est prélassé dans l'ombre de son appartement.
J'ai reparlé avec Amaury. Ca me fait toujours tellement plaisir d'avoir de ces nouvelles. Ces projets connaissent pas mal d'embuches, mais je crois réellement en lui. Coralie me parle depuis Londres. On remue les anciens souvenirs, et que ça fasse du bien ou du mal, on en sourit doucement. J'aimerais tellement y retourner. Je viens de regarder Vol 93. J'ai "detesté" ce film. Et c'est vraiment quelque chose de bon. Ce film, par son réalisme met vraiment mal à l'aise et touche au plus profond de soi. La pression et la peur sont palpables. Il est vraiment réussit.
Le tourni, il vient d'un e-mail. Un tout petit e-mail. Un réponse au mien, que j'ai envoyé comme une bouteille dans la mer, et une réponse aussi douce qu'une caresse, qui me tend la main. Dès la prochaine rentré je serais une étudiante en cinéma. Et va falloir que j'ouvre les yeux pour comprendre qu'à côté, le BAC, c'était de la marmelade. Je relis les mots de cet e-mail. J'aimerais tellement lui faire plaisir. Et je lis les votre, enfin.
Ca rafraichit en ce soir d'été, de se dire qu'on croit en moi. J'ai la tête qui tourne. Et c'est doux. Et ça me berce dans une bien étrange ivresse.
| à écouter | L'auberge espagnol - Le rêve de l'hippocampe
J'ai le tourni. Le sourire aux lèvres. Toutes ses journées passées défilent lentement sur la surface de mon écran. Ce week-end passé chez ma soeur qui se transforme en semaine. Les matinés dans les cartons pour préparer son déménagement, le ménage, et cette chaleur qui s'accumule sous ce toit parisien. Les soirs à la fenêtre à écouter mes mp3 défiler, le regard fixe sur La Défence illuminée, et le phare de la Tour Eiffel s'y refleter inlassablement.
Mercredi, j'étais déjà à 14h00 à la gare de Lyon. Je suis restée plus d'un quart d'heure dans une librairie, incapable de me décider entre un Studio ou un Première. Finalement je pars bredouille dans le café de la gare. 3 euros 50 le jus d'ananas. A 15h00, je suis devant les panneaux immences à la recherche du TGV 6074 et 6174. J'égare aussi mes oreilles sur la conversation de quelques anglais. Des couples se lassent très fort, priant le retard d'un train. Moi l'impatience me ronge. Une annonce tonne soudain dans la gare, déclarant l'arrivée du TGV en question sur le quai L dans quelques minutes. J'y cours et me positionne devant. Le TGV arrive alors, à allure très réduite. Les portes s'ouvrent. Je me tiens près du premier wagon, et regarde au loin. J'attends. Je me mets alors à marcher à contre courant, de plus en plus vite. Il est où, il est où? Je reçois plusieurs coups de coude, de sacs, de valise. Je vois alors un sourire se dessiner dans la foule. Je lève un bras. Je le vois quasi pousser les passagers devant lui, jeter son sac à terre et m'attraper dans ses bras.
Après quelques petites heures passés ensemble, je retourne bredouille chez ma soeur. Mais j'ai hâte d'être à demain. Il est venu me cueillir dès 8h45 en bas de la porte. On a fuit les premiers rayons de soleil et on s'est prélassé dans l'ombre de son appartement.
J'ai reparlé avec Amaury. Ca me fait toujours tellement plaisir d'avoir de ces nouvelles. Ces projets connaissent pas mal d'embuches, mais je crois réellement en lui. Coralie me parle depuis Londres. On remue les anciens souvenirs, et que ça fasse du bien ou du mal, on en sourit doucement. J'aimerais tellement y retourner. Je viens de regarder Vol 93. J'ai "detesté" ce film. Et c'est vraiment quelque chose de bon. Ce film, par son réalisme met vraiment mal à l'aise et touche au plus profond de soi. La pression et la peur sont palpables. Il est vraiment réussit.
Le tourni, il vient d'un e-mail. Un tout petit e-mail. Un réponse au mien, que j'ai envoyé comme une bouteille dans la mer, et une réponse aussi douce qu'une caresse, qui me tend la main. Dès la prochaine rentré je serais une étudiante en cinéma. Et va falloir que j'ouvre les yeux pour comprendre qu'à côté, le BAC, c'était de la marmelade. Je relis les mots de cet e-mail. J'aimerais tellement lui faire plaisir. Et je lis les votre, enfin.
Ca rafraichit en ce soir d'été, de se dire qu'on croit en moi. J'ai la tête qui tourne. Et c'est doux. Et ça me berce dans une bien étrange ivresse.
