Je sors d'une longue et grosse migraine. C'est tellement rare. Et de cette intensité, je ne pense pas que ça m'était déjà arrivée...
C'est le moment nostalgique. Je viens de me concerter avec Coralie. C'est des petites cicatrices qui cachent plein de belles choses et qu'on n'a pas honte de montrer. Je crois que j'ai toujours été très heureuse dans la dépendance. Parce que ça me rendait terriblement heureuse d'avoir accès à l'objet de mes désirs. Ou juste y songer me faisait déjà plaisir. Juste l'imaginer me donnait déjà l'impression de le palper. Je crois que j'ai 10 cahiers à mon actif où je ne parle que de ça. Datant tous du collège. Cette dépendance qui revient parfois et qui m'accroche à la ville Londonienne. L'envie folle d'y courir, de prendre un taxi pour rejoindre la rue d'en face. De descendre dans ces quartiers pavillonnaires huppés du Sud-Ouest...
Je me souviens même encore de la sentation de la brume matinale en pleine été, ou alors c'est juste ma fenêtre ouverte qui me fait croire ça.
J'ai tellement envie d'y retourner.
De t'y emmener. Construire d'autres souvenirs là-bas. Sans superposer ce que j'ai déjà constitué. Parce que c'est ce qui me fait si sourire en ce moment. Cette chance que j'ai eut d'avoir été là.
Mon pseudonyme sur MSN "English Summer Rain" s'éternise. Je crois qu'il est là depuis bientôt un an.
Ma chienne part à l'hopital demain matin. J'espère la reprendre dès la soirée. Ca me tue déjà de l'imaginer toute seule dans une cage.